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Des résidus de médicaments dans l'eau potable -Anses-

 

Depuis plusieurs années, la communauté scientifique et les pouvoirs publics s’interrogent sur la présence dans l’eau, à l’état de traces, de résidus de médicaments et leurs effets sur la santé. Plus de 3000 principes actifs à usage humain et 300 à usage vétérinaire sont actuellement disponibles sur le marché français. Ce sont des molécules choisies pour leurs effets biologiques et qui se caractérisent par une très grande diversité de structures chimiques.

Lorsque les molécules utilisées à des fins thérapeutiques ou de diagnostic ne sont pas totalement dégradées dans l’organisme, elles sont excrétées principalement dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d’un ou plusieurs métabolites. Ces résidus de médicaments humains ou vétérinaires peuvent, après plusieurs étapes, être rejetés dans le milieu naturel.

Les niveaux de concentration dans les eaux naturelles varient selon la stabilité chimique, la biodégradabilité, les caractéristiques physico-chimiques des molécules et les performances des stations d'épuration. Les premières recherches de traces de médicaments dans l’environnement remontent aux années 1980. Certaines études ponctuelles issues d’activités de recherche ont montré la présence de molécules à usage thérapeutique ou diagnostique à des concentrations pouvant varier du nanogramme par litre à plusieurs microgrammes par litre dans des eaux de surface ou des eaux souterraines.

Les réglementations européennes et française relatives à la qualité des eaux n’incluent pas aujourd’hui dans les paramètres de qualité des eaux le contrôle des résidus de médicaments dans les différents compartiments aquatiques.

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